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Pendant ce temps…
Que peuvent faire les femmes aujourd'hui?
Aujourd’hui, le meilleur conseil que l’on puisse donner à une femme sexuellement active est d’avoir recours à un préservatif masculin ou féminin à chaque rapport sexuel, qu’il soit vaginal, anal ou bucco-génital.
Il existe des ateliers et des documentations ayant pour but d’aider les personnes à trouver et développer les moyens de parler des préservatifs et négocier leur utilisation avec leurs partenaires.
Les femmes devraient également se faire dépister pour le VIH et les autres IST, et encourager leurs partenaires à le faire eux aussi. Si dans un couple les deux partenaires ne sont porteurs d’aucune maladie et sont mutuellement monogames (rapports sexuels exclusivement entre eux), leur risque de contamination par le VIH est alors très faible.
Les femmes peuvent réduire leurs risques de contamination grâce à d’autres méthodes. L’une d’elles est de réduire la fréquence des rapports sexuels, ou d’avoir des rapports sexuels « non insertifs. » De nombreux jeux sexuels sans pénétration donnent du plaisir et n’exposent au VIH que très faiblement. Beaucoup de femmes savent stimuler leurs partenaires (et être stimulées en retour) avec leurs mains, leurs cuisses ou leur corps en évitant les pénétrations péniennes. Le VIH ne se transmet pas par la masturbation mutuelle, dès l’instant où le sperme ou les sécrétions vaginales ne pénètrent pas dans la bouche, le vagin ou le rectum (à noter toutefois que de telles pratiques peuvent potentiellement être des facteurs de transmission d’autres IST – par exemple l’herpès).
Un vagin sain a ses propres défenses naturelles pour combattre le VIH et les autres IST. Les femmes peuvent garder leur vagin en bonne santé en évitant les pratiques qui perturbent l’écologie vaginale. Il est déconseillé aux femmes :
- de pratiquer des douches vaginales
- d’utiliser des substances qui dessèchent ou resserrent le vagin, comme les herbes médicinales ou les astringents
- d’utiliser des sprays ou d’autres produits décrits comme déodorants ou nettoyants vaginaux
- d’insérer des jouets sexuels ou d’autres objets qui n’ont pas été lavés au préalable (à l’eau et au savon).
Il a été démontré que la douche vaginale et les substances à usage vaginal peuvent augmenter le risque lié aux maladies inflammatoires pelviennes et au VIH (Zhang, 1997). Si une femme ressent le besoin de se laver après les rapports sexuels, elle doit s’essuyer l’intérieur du vagin en douceur, en utilisant seulement de l’eau tiède.
Les femmes peuvent également se protéger en se faisant soigner rapidement pour toute infection du système reproductif, le risque de contamination ou de transmission du VIH étant plus élevé en présence d’IST ou d’autres infections. Les symptômes des infections du système reproductif comprennent:
- les démangeaisons
- les sensations de brûlure
- les mictions douloureuses
- les pertes vaginales inhabituelles ou les mauvaises odeurs associées à ces pertes
- les symptômes grippaux.
CEPENDANT, les infections du système reproductif ne se manifestent pas forcément par des symptômes cliniques, en particulier chez les femmes. Il est recommandé aux femmes qui pensent avoir une infection ou y avoir été exposée, de consulter un médecin en vue d’un dépistage.